Le télétravail, l’art de conjuguer qualité de vie, performances et écologie

Avec l’assouplissement du cadre légal, le télétravail en France progresse : un quart des salariés français pratiquent cette nouvelle forme de travail, avec une forte augmentation en particulier dans le domaine des services et de l’IT.

L’enquête annuelle de l’Observatoire du télétravail (Obergo) met en avant une meilleure qualité de travail avec plus de productivité et une diminution du stress et de la fatigue.

Tour d’horizon des différents bénéfices du télétravail en matière sociétale, environnementale et économique.

Les bénéfices pour le salarié :

Meilleure qualité de vie

Plusieurs études (Malakoff-Mederic-Ifop-Etude-Teletravail, Obergo, …) prouvent que les télétravailleurs sont beaucoup moins sujets au stress et à la fatigue. Le télétravail est de plus en plus utilisé par les entreprises pour contribuer au bien-être de leurs collaborateurs. La limitation des trajets entre le lieu de travail et le domicile permet au salarié d’être plus efficace et productif. Grâce à la flexibilité du télétravail, les collaborateurs peuvent concilier plus facilement travail, famille et temps libre.

Le télétravail inspire un réel sentiment de liberté. Le télétravailleur peut s’accorder le droit de dormir un peu plus car il ne perd pas de temps dans les transports. Les personnes travaillant à distance seront d’autant plus focalisées sur leurs tâches car elles ne seront pas distraites par leurs collègues ou autres éléments susceptibles de nuire à leur productivité (nuisance sonore des open-spaces, …).

Grèves, intempéries, dégâts des eaux, … : le télétravail est aussi une réponse efficace aux aléas du quotidien.

Augmentation du pouvoir d’achat

Le salarié qui utilise son véhicule personnel pour aller au travail fait indéniablement des économies d’essence en télétravaillant plusieurs jours par semaine. C’est encore plus vrai aujourd’hui avec l’augmentation significative du prix de l’essence.

Les bénéfices pour l’entreprise :

Fidélisation et mutation managériale

Le télétravail donne la possibilité de fidéliser les collaborateurs. C’est un atout supplémentaire à mettre en avant dans la marque employeur. Proposer le télétravail à ses salariés permet aux organisations d’afficher un management moderne, basé sur la confiance des managers, la responsabilité et l’autonomie des collaborateurs.

Performance économique

Les impacts positifs du télétravail sur les salariés entraînent une meilleure performance. La qualité du travail fourni et la productivité sont améliorées ; cela se traduit par une meilleure performance économique pour les entreprises.

L’économie de surface de bureaux est aussi un élément économique à prendre en compte.

Accélération de la transformation digitale

Grâce aux nouvelles technologies, le télétravail contribue à accélérer la transformation digitale des entreprises. Travailler à distance nécessite des outils collaboratifs toujours plus performants.

Pour conserver le lien, beaucoup d’entreprises ont équipé leurs salariés de solutions audio et de visioconférence. Chez Expertime, nous communiquons par différents moyens : e-mail, skype entreprise, Teams, intranet Powell365.

Les bénéfices pour l’environnement :

En 2019, 7 Français sur 10 utilisent la voiture pour se rendre au travail, selon l’Insee. L’augmentation du télétravail en France, et en particulier en zone urbaine, est une bonne nouvelle pour l’environnement. La circulation difficile dans les grandes agglomérations aux heures de pointe pourrait se réduire grâce à un nombre croissant de télétravailleurs. Cela permettrait de lutter contre la pollution atmosphérique, si néfaste à notre santé. Le télétravail est l’une des meilleures solutions pour réduire notre empreinte carbone.

Les recommandations pour optimiser le télétravail :

Coté employeur, il est utile de prévoir un accord ou une charte de télétravail et/ou une clause dans le contrat.

Chez Expertime, nous pratiquons le télétravail depuis plusieurs années. Tous nos consultants ont une clause dans leur contrat et suivent le mode d’emploi indiqué dans le guide du collaborateur. Les demandes se font au fil de l’eau, de façon ponctuelle, selon les emplois du temps. Rien n’est figé afin de maintenir une flexibilité de travail.

Quels sont les pièges à éviter ?

Si la solution semble idéale, de nombreux pièges sont à éviter. Le risque principal du télétravail tient au manque d’interaction entre le salarié et son équipe. Il est important de veiller au maintien de contacts directs avec hiérarchie et collègues, formels et informels, et de mettre en place des outils de management à distance à la fois bienveillants et non intrusifs.

Les études mettent également en avant le sentiment d’isolement. C’est pourquoi, il est recommandé de ne pas faire 100% de télétravail. Un à deux jours par semaine semble le bon rythme.

 

 

L’art du feedback en management

Depuis 1950, l’anglicisme « feedback », traduit intégralement par « nourrit en retour », fait partie du dictionnaire français. Utilisé à l’origine en biologie puis en économie, il s’est développé avec les théories de la communication, et il est aujourd’hui courant de « demander un feedback » à l’issue d’un entretien professionnel par exemple. Cela permet d’obtenir un avis objectif sur sa performance réalisée, de manière à pouvoir engager les actions de suivi ou d’amélioration nécessaires.

Les feedbacks développent une communication positive, l’apprentissage et même, l’action. En 1959, les sociologues John W. et Matilda White Riley ont mis en avant l’intérêt du feedback en communication, qui permet de passer d’un processus purement linéaire (émetteur / récepteur) à un processus circulaire (le récepteur devient actif, et son retour sur ce qui lui a été communiqué permet à l’échange de se créer).

Cette réciprocité est nécessaire pour corriger et améliorer ce qui a été proposé : elle est ainsi un élément clé de toute discussion, ou de toute intervention pédagogique.

Le feebback est très utile pour se construire et pour progresser. Le feedback est un outil de développement et de management puissant, qui revient en force actuellement.

L’art du feedback :

Certains feedbacks nous dynamisent, d’autres nous démoralisent.

Le feedback est un art en communication. Pour être efficace, il répond à des critères très précis. Donner du feedback à quelqu’un est un don précieux.

En lui communicant une information sur l’effet que votre interlocuteur produit par ses actes et par ses paroles, vous lui offrez la possibilité de savoir quel est son impact sur l’autre et comment il est perçu. Cela lui permet ensuite d’adapter son discours et ses actions en fonction de son interlocuteur, de la situation, de son environnement.

Les 4 règles d’or du feedback

Un feedback constructif se prépare. Il se construit à l’aide de 4 étapes :

1- Pour être efficace, votre feedback doit être factuel. Vous décrivez des faits précis, concrets, se rapportant à un moment spécifique et récent. Vous utilisez donc le verbe « faire » ou des verbes d’action. Vous bannissez le verbe « être » qui traduit un jugement, en s’adressant à la personne sur ce qu’elle est et non à ce qu’elle fait. Vous pouvez commencer votre feedback par « J’ai observé précisément » et enchaîner par « Voici les conséquences que j’ai constatées ».

2- Dans un feedback, il est essentiel que vous parliez en votre nom et que vous employiez le pronom « je« . Dans cette perspective, vous vous montrez authentique et exprimez votre ressenti « À ce moment précis, j’ai perçu ».

3- Le mieux est de vous exprimer avec simplicité et sans détour, n’hésitez pas à être direct.

4- Enfin, il est essentiel que vous proposiez des pistes de coopération, d’amélioration, des recommandations pratiques susceptibles d’être immédiatement utiles à votre interlocuteur. Si le feedback est positif, la personne qui reçoit ce retour peut elle-même formuler son plan d’amélioration.

Feedback et management

Pratique managériale courante dans les pays anglo-saxons, le feedback en France est rarement utilisé et, quand il l’est, il est formulé de façon maladroite en combinant compliments et reproches : « ta présentation powerpoint était top mais tu as parlé trop vite ». Dès lors, nous oublions le compliment présent dans le début de la phrase et nous ne retenons qu’un seul message : « La présentation n’était pas à la hauteur des attentes, voire nulle ». Ce genre de feedback crée de la démotivation.

Outil de renforcement motivationnel

Le feedback constructif s’avère toutefois un formidable outil motivationnel qui permet d’entamer une collaboration pérenne basée sur la confiance et le développement. Il est essentiel de pratiquer le feedback dans ses deux dimensions clés : le compliment ou feedback positif, la critique constructive ou feedback correctif :

1- Le feedback positif permet parfois de mettre en avant une compétence ou un comportement particulièrement adaptés et adéquats. Il est également efficace comme levier de développement et permet de renforcer un comportement apprécié et utile. « J’ai bien aimé quand tu as dit au client que nous avions des experts dans d’autres domaines, parce que cela les a rassurés et que cela leur a permis de se décider plus rapidement »

2- Le feedback correctif doit être construit dans cette même perspective et avec cette même absence de jugement. Il permet de faire prendre conscience à l’autre l’effet produit par ses actes ou son comportement et suggère un axe de développement. Il aide à corriger un comportement inadéquat : « Je n’ai pas compris quand tu m’as interrompu devant le client parce que cela montre notre désaccord et nos dysfonctionnements »

Le feedback utile au quotidien

Le feedback, outil de communication par excellence, est utile à chaque instant dans la vie personnelle et professionnelle. Le feedback, c’est être attentif à l’autre, faire preuve de générosité et d’audace. Le feedback, c’est nourrir l’autre par des retours sincères, constructifs, sans jugement qui améliorent la relation et permettent à chacun de monter en compétence, de rester motivé et de s’épanouir.